Les grands annonceurs devront financer la presse en ligne ou payer une taxe
- Loi en discussion
- Projet de loi de finances pour 2027
- Article visé
- Après l'article 23
- Adopté le 19 octobre 2026
- en commission
- Auteurs
- M. Jean-René Cazeneuve, M. Oberti et M. Marion
- Groupe
- Ensemble pour la République
Fiche des débuts du site, rédigée avec un modèle plus simple pendant que nous cherchions la bonne méthode : elle peut être moins précise que les fiches récentes. Le texte officiel, plus bas, fait foi.
En clair
Cet amendement, adopté en commission, crée une taxe pour les grandes entreprises qui achètent beaucoup de publicité en France. Elle vise les sociétés qui dépensent au moins 1 000 000 euros par an en publicité et leur coûte 0,5 % de leur chiffre d'affaires. Elles y échappent si elles consacrent une part de leur budget publicitaire en ligne à des services de presse en ligne d'information politique et générale. Cette part sera fixée par décret, dans la limite de 15 %. Selon les auteurs, il s'agit de rééquilibrer des revenus publicitaires qui vont surtout aux grandes plateformes, et de réduire la dépendance de la presse aux aides de l'État et de La Poste.
Exemple concret
Une entreprise dépense 2 000 000 € par an en publicité en France et réalise 100 000 000 € de chiffre d'affaires. Si elle ne consacre aucun euro à la presse en ligne d'information, elle paierait 500 000 € de taxe par an.
Hypothèses de l'exemple
- Dépenses publicitaires annuelles en France de 2 000 000 €, valeur choisie pour l'exemple
- Chiffre d'affaires annuel de 100 000 000 €, valeur choisie pour l'exemple
- Aucune dépense vers la presse en ligne d'information, hypothèse de l'exemple, la part minimale n'étant pas encore fixée par décret
Pour toi
Aucun effet direct pour toi : tu ne paies ni impôt ni taxe nouvelle. Un effet indirect est possible si les entreprises répercutent la taxe sur leurs prix, ce que le texte ne prévoit pas.
Qui est concerné : grandes entreprises, annonceurs, éditeurs de presse
Chances que ça reste
Chances faibles
Probablement fragile : adopté en commission, il peut être modifié en séance, et une nouvelle taxe assortie d'une obligation de dépense serait a priori contestée par le Gouvernement et par les entreprises concernées avant le Sénat.
Pronostic, pas une certitude. Étapes restantes possibles : examen en séance si l'adoption a eu lieu en commission, puis Sénat, commission mixte paritaire et Conseil constitutionnel. Le parcours d'un amendement, expliqué
Extrait du texte
VO« Les personnes morales dont les dépenses annuelles engagées à des fins d’opérations publicitaires sur le territoire français sont supérieures ou égales à 1 000 000 euros sont redevables d’une taxe annuelle égale à 0,5 % de leur chiffre d’affaires. »
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