La convention polynésienne devra organiser le parcours des enfants victimes
- Loi en discussion
- Apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
- Article visé
- Article 54
- Alinéa
- Alinéa 11
- Adopté le 9 octobre 2026
- en séance publique
- Auteurs
Mme Sanquer, M. Bataille, Mme de Pélichy et 4 autres (afficher tous les noms)
Mme Sanquer, M. Bataille, Mme de Pélichy, M. Mathiasin, M. Mazaury, M. Taupiac et Mme Youssouffa
- Groupe
- Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires
Fiche des débuts du site, rédigée avec un modèle plus simple pendant que nous cherchions la bonne méthode : elle peut être moins précise que les fiches récentes. Le texte officiel, plus bas, fait foi.
En clair
Le texte prévoit que, dans les collectivités de l'article 74 de la Constitution et en Nouvelle-Calédonie, la prise en charge des victimes de violences sexuelles passe par une convention entre l'État et les autorités locales. Cet amendement ajoute que, pour la Polynésie française, cette convention doit préciser comment les équipes qui accueillent les enfants victimes se coordonnent. Sont cités les unités d'accueil pédiatrique, les unités médico-judiciaires, les services de protection de l'enfance et les juges. L'objectif est d'éviter qu'un enfant doive raconter les faits à plusieurs reprises ou faire des déplacements inutiles entre les îles. Les auteurs estiment que la dispersion sur cinq archipels rend cette coordination indispensable.
Exemple concret
Une petite fille victime de violences sexuelles vit sur un archipel éloigné. Aujourd'hui, elle peut devoir raconter les faits à la gendarmerie, puis à l'hôpital, puis à un juge, avec des trajets coûteux entre les îles. Avec cet amendement, la convention devrait prévoir que ces services se transmettent le dossier pour qu'elle n'ait à répéter son récit qu'une seule fois.
Pour toi
Aucun effet direct pour toi si tu ne vis pas en Polynésie française. Si tu y vis et qu'un enfant de ta famille est victime de violences, son parcours d'accueil devrait être mieux coordonné.
Qui est concerné : enfants victimes, familles, collectivités, services de santé, autorités judiciaires
Chances que ça reste
Chances moyennes
Il pourrait probablement être conservé, car il a été adopté en séance publique et reste technique et peu contesté. Le texte devra toutefois encore passer par le Sénat, qui pourrait le réécrire.
Pronostic, pas une certitude. Étapes restantes possibles : examen en séance si l'adoption a eu lieu en commission, puis Sénat, commission mixte paritaire et Conseil constitutionnel. Le parcours d'un amendement, expliqué
Extrait du texte
VO« En Polynésie française, cette convention précise notamment les modalités de coordination et de mise en réseau des unités d'accueil pédiatrique enfants en danger, des unités médico-judiciaires, des services compétents en matière de protection de l'enfance… »
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